L’hospitalité dans l’Islam

David Compagnone (2A)

Foi qui se traduit par l’accueil de tout visiteur étranger comme de l’Hôte, l’image de Dieu, l’ange envoyé à Abraham à Mambré. Qui doit un jour nous faire retrouver la signification eschatologique, pour le salut de l’humanité, de l’Hospitalité (Louis Massignon sur la foi musulmane en 1952[1])

Quiconque a déjà été l’hôte d’une famille musulmane connaît l’importance de l’hospitalité dans l’Islam. Une hospitalité offerte comme œuvre protectrice, se manifestant par le partage de la nourriture, d’un logement, d’un abri… Une hospitalité codifiée qui demande aux hôtes (dans les deux sens du terme, celui l’offre et celui qui la reçoit) de savoir adopter un comportement conforme. Une hospitalité qui se veut le reflet de l’acte d’Abraham. Faire preuve d’hospitalité est en effet, pour un croyant musulman un acte d’obéissance à une prescription du Coran mais aussi un positionnement par rapport à l’autre et à Dieu.

Pour comprendre la place de l’hospitalité dans l’Islam nous nous attacherons à comprendre dans un premier temps comment l’Islam a sublimé la pratique de l’hospitalité qui était déjà un fondement de la culture des sociétés arabes pré-islamiques. Puis dans un second temps nous verrons au travers de figures chrétiennes la dimension réflexive de l’hospitalité. Il s’agira de voir comment l’hospitalité de l’Autre transforme le rapport à Dieu.

L’hospitalité dans les sociétés arabes : une coutume traditionnelle pré-islamique sublimée par l’Islam

L’hospitalité pierre d’angle du droit coutumier pré-islamique

Avant l’avènement de l’Islam, l’hospitalité occupait une place centrale dans les sociétés arabes. En fait, l’hospitalité représentait la survie. Cela s’explique par des raisons climatiques : face à la dureté de l’environnement, bien souvent le désert, refuser hospitalité à une personne signifiait la condamner à mort. À cela s’ajoute un cadre politique instable avec des luttes et conflits entre tribus nomades ou sédentaires. Pour répondre à ces défis les sociétés arabes ont développé une véritable culture de l’hospitalité médiée par la famille, la parenté élargie et la tribu. Ainsi de nombreux poèmes et chants, récités lors de concours entre tribus, célèbrent l’hospitalité comme valeur cardinale. Une valeur qu’il s’agit de respecter car elle met en jeu l’honneur de la famille hôte, l’opulence de l’accueil devant traduire le rang social occupé par les hôtes.

Un droit sacralisé par l’Islam

Le droit arabe de l’hospitalité est repris dans les sociétés musulmanes avec l’apparition de l’Islam. Le modèle de l’hôte étant celui du prophète, considéré comme le premier des musulmans par l’Islam : Abraham. En effet, le Coran décrit comment Abraham, Ibrâhim, dénommé Al Khalil (l’ami de dieu), accueille les anges lui annonçant la naissance d’un « garçon plein de savoir » : « T’est-il parvenu le récit des honorables hôtes d’Abraham ? ; Quand ils le surprirent chez lui et dirent : « Paix et salut ! » Il dit : « Paix et salut ! Gens inconnus de nous » ; Il se retira discrètement parmi les siens pour apporter un veau gras ; Il le leur avança et dit : « Ne mangez-vous donc pas ? »  » (Coran 51: 24-27). L’hospitalité d’Abraham est ainsi considérée comme le miroir de celle de Dieu. Le prophète Muhammad insiste également sur ce devoir et en fait l’une des prescriptions de la plus haute importance et affirme selon les hadiths rapportés par Al Boukhari et Mouslim :

« Quiconque croit en Dieu et au Jour Dernier, doit bien traiter son hôte »

« Quiconque croit en Dieu et au Jour Dernier doit accorder à son hôte son dû. Mais quel est son dû, lui demande-t-on ? Son dû, répondit-il, est son hébergement un jour et une nuit. L’hospitalité est de trois jours, au-delà, c’est une aumône. »

De ces textes, l’Islam déduit ses principes du droit de l’hospitalité avec les notions de djiwar et d’idjara qui signifient le voisinage, la protection, et dayf et dakhil qui désignent l’hôte. Le mot djar, (au pluriel djiran), a une double signification, il désigne à la fois la personne protégée et désigne aussi le protecteur. L’action d’accorder une protection est empreinte d’une forte valeur socio-religieuse, et s’énonce publiquement. Ainsi Ibn Hisham décrit l’idjara de Zaynab, fille de Muhammad et de sa première femme Khadija, pour son ancien mari païen. Il en va de l’honneur de la famille hôte de protéger efficacement un djar comme s’il était un membre de la famille proche, et toute défaillance peut faire l’objet des reproches. La demande de djiwar est normalement acceptée par la communauté, ainsi Muhammad explique à propos de l‘idjara de Zaynab que la protection donnée par le plus petit des Musulmans les lie tous en tant que communauté. L’hospitalité implique aussi un mimétisme par rapport à l’acte d’Abraham. En fait, accueillir l’autre en Islam implique un certain rapport à Dieu : comme il est dit dans le Coran, « jamais je ne trouverai de refuge en dehors de Lui » (Coran 72 :22). En outre, quand des personnes se convertissent à l’Islam, on dit qu’elles deviennent les djiran de Dieu et qu’elles passent sous sa dhimma (« protection »). D’ailleurs l’accueil d’un étranger est considéré comme un moyen de faire entendre la parole de Dieu, ainsi il est conseillé : « si un idolâtre te demande asile, accorde-le-lui afin qu’il puisse entendre la Parole du Seigneur. Puis fais-le parvenir en lieu sûr, car les idolâtres sont des gens qui vivent dans l’ignorance » (Coran 9:6).

Au début de l’Islam, la demande d’hospitalité est liée à une proximité physique effective comme l’acte de toucher un piquet d’une tente, des selles de chameaux ou des ustensiles. Toute personne à proximité d’un lieu sacré, dans le haram ou enceinte sacrée, ou encore près d’un tombeau doit être accueillie pour honorer la sacralité du lieu ou l’honneur du défunt.  Une des règles essentielles est de nourrir et de loger son hôte pendant trois jours sans lui poser de questions, comme cela est rapporté dans les hadiths de Al Boukhari et Mouslim La protection s’étend parfois pendant trois jours de plus, c’est-à-dire la durée pendant laquelle on considère que l’hôte conserve la nourriture offerte par celui qui l’accueille. Inviter et accepter une invitation ne sont pas des actes banaux mais impliquent des interactions entre des acteurs qui doivent s’adapter. Il s’agit d’honorer l’hôte, que ce soit celui qui accueille (« Quiconque croit en Dieu et au Jour dernier doit bien traiter son hôte » hadith de Al Boukhari et Mouslim), ou celui qui est reçu[2]. D’ailleurs il est permis à l’invité de rompre son jeûne, Mouslim rapporte ce conseil de Muhammad : « Quand l’un de vous est invité, il doit répondre à l’invitation. Si ce jour-là, il jeûne, qu’il prie pour son hôte, s’il ne jeûne pas, qu’il mange. » Néanmoins, il existe certaines limites à l’hospitalité, l’invité doit prendre conscience des capacités d’accueil de son hôte. Ainsi « Il n’est pas permis au musulman de séjourner chez son frère au point de le faire pécher –Ô, messager d’Allah, comment le faire pécher, dirent-ils ? – En séjournant chez lui alors qu’il n’a rien pour lui accorder l’hospitalité, répondit-il ».[3]

Nous avons vu l’importance de l’hospitalité dans les sociétés arabes pré-islamiques, puis la continuité et la sublimation de cette coutume avec l’Islam. Dans la partie suivante nous allons voir en quoi l’expérience vécue de cette hospitalité fut pour beaucoup de chrétiens un bouleversement spirituel. En effet, l’hospitalité implique une réflexivité qui invite le sujet à prendre conscience de ses croyances et de la présence de Dieu comme cela fut le cas pour Charles de Foucauld, Louis Massignon et Christian de Chergé[4].

La dimension réflexive de l’expérience d’hospitalité musulmane vécue par des chrétiens

L’hospitalité par la continuelle présence de Dieu : l’expérience de Charles de Foucauld

Charles de Foucauld (1858-1916), fut marqué dans sa foi par l’hospitalité reçue de ses voisins musulmans. Son histoire est complexe, d’abord officier de l’armée française et éloigné de la religion catholique, il devient explorateur et géographe, puis redécouvre la foi après un voyage d’exploration au Maroc et devient un religieux trappiste puis un ermite.

Lors de son voyage au Maroc, déguisé en rabbin, il est frappé par l’hospitalité des musulmans et l’importance de la prière dans leur quotidien. Le témoignage religieux des musulmans est au point de départ du chemin de conversion de Charles de Foucauld, ce qui le fera dire : « L’Islam a produit en moi un profond bouleversement…la vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines. »[5] . La spiritualité musulmane le marque aussi profondément, « Allah Akbar, Dieu est plus grand que toutes les choses que nous pouvons énumérer. Seul, après tout, Il mérite nos pensées et nos paroles ».[6]

De cette exploration, il publie Reconnaissance au Maroc (1888) qui lui vaut la médaille d’or de la Société de géographie. Mais il ne profite pas de cette renommée, il part en pèlerinage en Terre Sainte, puis entre à la Trappe de Notre-Dame des Neiges.  Attiré par « la vie cachée de l’humble et pauvre ouvrier de Nazareth »[7]il part pour vivre en tant qu’ermite à Beni-Abbès, aux confins algéro-marocains, puis à Tamanrasset en 1905. Il vit alors auprès de la population musulmane touareg et berbère en adoptant une approche apostolique mettant l’accent non sur les sermons, mais sur son comportement de « frère universel ». Il éprouve des difficultés lors de ses début à Tamanrasset, puis peu à peu se fait accepter notamment garce à son apprentissage de leur langue. Néanmoins il reste réticent à certaines interactions comme celle de se faire soigner. Méditant sur ce refus, il prend conscience de la nécessité de recevoir pour pouvoir donner à son tour.  Accepter de se faire soigner revient à accepter ses propres faiblesses et la reconnaissance qu’autrui peut aider, signe d’une confiance mutuelle dans l’acte d’hospitalité.

Accueillir l’hôte comme l’image de Dieu : l’expérience de Louis Massignon

La figure de Charles de Foucault marque ses contemporains. En1905, l’islamologue Louis Massignon (1883-1962), alors agnostique, après avoir étudié Reconnaissance au Maroc, lui envoie ses travaux. Charles de Foucauld lui répond en lui promettant de prier pour lui. En février 1909 Louis Massignon, reconverti à la foi catholique, rencontre personnellement Charles de Foucauld et commence une correspondance qui dure jusqu’à la mort de ce dernier.

Sa conception de l’hospitalité dans l’Islam est ainsi influencée par  Charles de Foucauld : « cette notion de l’Hospitalité sacrée, que j’ai mûrie durant des années depuis 1908 où Foucauld m’a soutenu comme un frère aîné, me paraît essentielle pour la recherche de la Vérité entre hommes, dans nos itinéraires et nos travaux, ici-bas, jusqu’au seuil de l’au-delà. »[8] L’autre influence est sa spiritualité franciscaine. Louis Massignon fait en effet, profession dans le tiers-ordre franciscain en 1933, sous le nom d’Abraham. D’ailleurs, François d’Assise lui-même partit en 1219 rencontrer à Damiette le Sultan al-Malik al-Kâmil dans l’idée de le convertir à la religion chrétienne et fut surpris par l’accueil des musulmans.

Enfin, concernant son rapport à l’Islam, Louis Massignon prône un « décentrement à la Copernic », c’est-à-dire comprendre l’Islam non pas d’un point de vue extérieure mais de l’intérieure même, du centre vital de cette religion, car selon lui «pour comprendre l’autre, il faut se mettre dans l’axe de sa naissance ».

Louis Massignon estime que la place de l’hospitalité dans la relation à Dieu, si bien comprise par l’Islam avec une vision de l’hôte comme Dieu lui-même, a été perdue par les Européens :

L’Européen ne comprend plus que la manière héroïque dont Abraham a pratiqué la notion d’hospitalité ne lui a pas seulement valu d’avoir la Terre Sainte en héritage, mais d’y faire entrer tous les hôtes étrangers que son hospitalité a « bénis » […]. L’hospitalité d’Abraham est le signe annonciateur de la consommation finale du rassemblement de toutes les nations, bénies en Abraham, dans cette Terre Sainte qui ne doit être monopolisée par aucune […]. Le Coran rappelle trois fois (XI, 72 ; XV, 51 ; LI, 24) ce texte de la Genèse (XVIII, 1-33). C’est de ce texte fondamental que l’Islam a déduit le principe de l’Iqrâ (dakhal, jiwar), droit d’hospitalité, d’ikram al dayf, respect de la personne humaine, de l’hôte envoyé par Dieu.[9]

L’hospitalité dépasse ainsi le simple respect d’une coutume pour entrer dans une dimension mystique, elle est sacrée en tant qu’œuvre de miséricorde : « Il n’y a pas, au fond, plusieurs œuvres de miséricorde, il n’y en a qu’une, c’est l’hospitalité sacrée, qui fait foi à l’Hôte, cet étranger, cet inconnu mystérieux qui est Dieu même venant se mettre à notre merci, désarmé»[10]

L’hospitalité jusqu’au don de sa vie : l’expérience de Christian de Chergé

Le troisième homme de foi ayant vécu l’hospitalité des musulmans que nous évoquons ici est Christian de Chergé (1937-1996) moine français de l’ordre cistercien de la stricte observance, et un des sept moines de Thibhirine pris en otage et assassinés en 1996. Ayant déjà passé une partie de son enfance en Algérie, il y revient en 1959 en tant qu’officier. Il fait la rencontre de Mohamed Benmechay garde champêtre algérien, musulman et père de famille avec qui il se lie d’amitié.  Mohamed est assassiné après avoir défendu Christian de Chergé dans une altercation dans la rue.  La vie entière de Christian de Chergé est alors bouleversée. Il décrit son amitié avec Mohamed en ces termes « Notre dialogue était celui d’une amitié paisible et confiante qui avait Dieu pour horizon, par-dessus la mêlée… il savait que j’étais séminariste, et je le voyais pratiquer prières et jeûnes avec un cœur enjoué. Cet homme illettré ne se payait pas de mots ; incapable de trahir les uns pour les autres, ses frères ou ses amis, c’est sa vie qu’il mettait en jeu malgré la charge de ses dix enfants»[11]

Mohamed s’est comporté à l’exemple du Christ sacrifiant sa vie, il voit dans cet acte un appel à suivre le Christ : « Dans le sang de cet ami, j’ai su que mon appel à suivre le Christ devrait trouver à se vivre, tôt ou tard, dans le pays même où m’avait été donné le gage de l’amour le plus grand ».[12] Suite à cette expérience, Christian de Chergé reçoit donc sa vocation propre de « priant parmi d’autres priants », sur la terre d’Algérie. Lui aussi, comme Foucauld et Massignon, est marqué par la manière de prier des musulmans, par cette façon de marquer la régularité de Dieu dans le quotidien.

À ce propos, il rapporte une discussion qu’il a eu avec Mohamed : alors qu’il le savait menacé, Christian de Chergé promet à Mohamed sa prière, ce dernier lui répond « Je sais que tu prieras pour moi, mais vois, les chrétiens ne savent pas prier… ». Christian de Chergé explique plus tard « j’ai perçu cette remarque comme un reproche adressé à une Église qui ne se présentait pas alors, du moins visiblement, comme une communauté de prière. J’ai su du même coup que cette consécration devait se couler dans une prière en commun pour être vraiment témoignage d’Église et signe de la communion des saints »[13].

Priant au milieu d’autres croyants, Christian de Chergé est mué par la volonté d’instaurer un dialogue avec ses frères musulmans. Il remarque d’ailleurs dans le Coran la sourate 5 :82 « Ceux qui sont les plus disposés à sympathiser avec les musulmans sont les hommes qui disent : ‘Nous sommes des chrétiens.’ Cela tient à ce que ces derniers ont parmi eux des prêtres et des moines et à ce qu’ils ne font pas montre d’orgueil ». Il en déduit alors « notre chance à nous moines, dans le dialogue avec l’islam est de pouvoir rejoindre l’expérience des priants musulmans et aussi de nous laisser reconnaître par eux ».[14] . Cette reconnaissance mutuelle s’opère par des prières communes notamment avec les membres de la confrérie soufie dans le cadre du « Ribât-es-Sâlam » (« lien de la paix »).

N’est-ce pas alors une des dimensions de l’hospitalité la plus forte que de reconnaître à l’autre le droit de prier Dieu à ses côtés ?


[1] Dans « le respect de la personne humaine en islam et la priorité du droit d’asile sur le devoir de guerre juste » in Écrits mémorables Louis Massignon, I p789
[2] H. R. P. Dickson, administrateur colonial anglais au Moyen-Orient, rapporte que dans les années 1920 il fut accueilli par des habitants d’Arabie par ces couplets: « O Guest of ours, though you have come, though you have visited us, and though you have honored our dwellings / we verily are the real guests, and you are the Lord of this house » (Dickson, 1951, p. 118)
[3] Mouslim (3/1353), hadith n°48.
[4] Je tiens à remercier le Père Michel de Gigord qui m’a suggéré de parler des figures de Foucauld, Massignon et Chergé qui ont vécu et furent transformées par l’hospitalité de leurs hôtes musulmans.
[5] Lettres à Henry de Castries, 1886.
[6] Lettres à Henry de Castries, 1894.
[7] Lettres à Henry de Castries, 14 aout 1901
[8] « L’honneur des camarades de travail et la parole de vérité » in Écrits mémorables I p.35, 1961
[9] extraits de l’ouvrage de Pierre Rocalve, Louis Massignon et l’Islam. Place et rôle de l’Islam et de l’islamologie dans la vie et l’œuvre de Louis Massignon, Damas, Institut français de Damas, 1992 vus sur http://books.openedition.org/ifpo/4675?lang=fr
[10] « la signification spirituelle du dernier pèlerinage de Gandhi » in Écrits mémorables II, p800, 1956)
[11] «Prier en Eglise à l’écoute de l’islam» dans Chemins de dialogue n°. 27, p. 17-24, paru dans la revue Tychique n°. 34, nov. 1981 vu dans l’article « Christian de Chergé, Moine de Tibhirine et lecteur du Coran » de Stéphanie Dandé, f.m.j in la  revue Vies consacrées, 85 (2013-4)
[12] Ibid., p. 19
[13] Ibid.
[14] In L’échelle mystique du dialogue (p. 12) (conférence donnée par Christian de Chergé en 1989 sous le titre : « Chrétiens et musulmans, pour un projet commun de société » commenté par Christian Salenson).

Bibliographie
Le Coran, traduit par Jacques Berque, Paris, Sindbad, 1990
Bernard Lewis, Charles Pellat, Joseph Schacht et al., Encyclopédie de l’Islam, t. 2, Leiden, Brill , 1960
Mircea Eliade (dir.), The Encyclopedia of Religion, Volume 6, New York, Macmillan, 1987.
Ludwig Hagemann, Peter Heine et Théodore Khoury, Dictionnaire de l’Islam: histoire, idées, grandes figures, Turnhout, Brepols, 1995.
Michel Lafon, Prier 15 jours avec Charles de Foucauld, Nouvelle Cité, Bruyères-le-Châtel, 2013 [1998]
Antoine Chatelard, Charles de Foucauld : Le chemin vers Tamanrasset, Paris, Karthala, 2002
Françoise Jacquin, Louis Massignon : hôte de l’étranger, Marseille, Chemins de dialogue, 2016
Pierre Rocalve, Louis Massignon et l’Islam. Place et rôle de l’Islam et de l’islamologie dans la vie et l’œuvre de Louis Massignon, Damas, Institut français de Damas, 1992
Stéphanie Dandé, « Christian de Chergé, Moine de Tibhirine et lecteur du Coran » in Vies consacrées, n°85, 4/2013, p. 244-257
Christian Salenson, Prier 15 jours avec Christian de Chergé, Bruyères-le-Châtel, Nouvelle Cité, 2006.

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